j'essaye de comprendre
de la cerner
je lui ai brisé le coeur
mais j'ai été loyal
mon courage j'ai affronté
pour ne pas que nos vies continuent
artificielles,
bercées par de douces illusions
je lui ai brisé le coeur,
elle ne cesse de me le repeter
paraissant tout de même
vouloir continuer
renouer malgre tout
pour que fleurisse
une belle amitié
et cependant indirectement
elle laisse des messages doucereux
laissant rejaillir sa haine
elle tente de se venger,
de me faire payer
des messages mielleux
suintant d'amitié
tandis que de sa main
elle enserre mon coeur
le presse jusqu'à expirer
des commentaires sympathiques
voici que la main me retourne le coeur,
et le transperceant avec sa griffe
pour que jaillisse le sang gluant
me voici pris de hauts le coeur
chaque fois que je la lis,
c'est comme si mon coeur
etait une dent de lait
une dent que l'on veut arracher
qui ne tient plus qu'à un fil
on la tourne delicatement,
la tire lentement
jusqu'à se qu'elle se détache
et que le sang s'asseche
tu es peut être sincere
mais ton inconscient me tourmante
se joue de ma compassion
d'un lien puissant
en train de s'effilocher
sur lequel tu tires
jusquà ce qu'il cède
nous voila tous les deux à terre
plus bas que tout
plus bas que "nous"
c'est ainsi que ce renouement
cette amitié qui devait renaitre
par des jeux malins
qui me torturent et m'enchainent
m'oppressent et m'enserrent
ne me donnent alors plus qu'une envie
une envie de gerber
voilà pourquoi aujourd'hui je me suis tu
laisser planer un calme froid,
je ne te déteste pas
mais je ne t'aime plus
le seul lien qu'il reste
est celui du ressentiment
avec lequel,
delicatement,
tu me prends à la gorge.
je ne cherche pas à être méchant
mes propos sont durs
inhumains et mesquins
j'ai été tendre jusqu'à présent
même au moment de la rupture
mais là je n'y arrive plus
je ne predis rien de l'avenir,
mais voilà que le présent,
pour l'instant ne m'inspire aucun avenir
.
je ne fais pas ça gratuitement,
mais chaque commentaire que tu as laissé
à chaque fois m'a enfoncé
si bien que dès maintenant
je sens déjà le goût de la terre,
qui entre par la bouche,
et comble mes poumons
je suis asphyxié lentement,
là,
je n'en peux plus.